Prête-toi ma plume, vos portraits rédigés : épisode 71

Aujourd’hui, « Prête-toi ma plume » a décidé de vous faire voyager un peu… La tête sur les épaules (et parfois dans les nuages), les pieds dans l’eau et la carrière sur (presque) tous les continents : bienvenue chez Benjamin Denjean ! Il a plus d’un tour dans son sac et plus d’un thon dans sa besace… Avec une seule boussole : servir le vivant, pour le vivant, avec le vivant.

Benjamin Denjean Paysan Marin pour page portrait

La mer est ancrée dans tous souvenirs d’enfance comme une présence rassurante, enveloppante, presque maternelle.

Un voilier construit par son père au fond du jardin familial, deux ans à naviguer en famille quand il était encore bébé : c’est sur le pont d’un bateau que Benjamin apprend à marcher. Voilà qui laisse des traces…

Mais il lui faudra des années pour que sa voie professionnelle prenne un tournant maritime. Car au départ, la mer, pour lui, ce n’est pas un métier. C’est un loisir, une passion, qu’il explore par sa pratique de la plongée, de la voile et de l’apnée.

Et surtout la santé

Mais il veut un métier sérieux… Alors après son Bac, Benjamin quitte Béziers pour Nantes, où il suit des études d’ingénieur avec dans l’idée de travailler pour la lutte contre le cancer. Un double diplôme le mène jusqu’en Norvège, un pays très marqué par la mer, où il étude la biologie cellulaire et moléculaire.

Puis il revient en France et se retrouve en laboratoire biomédical. Oups… Il manque d’espace, de concret, de vivant. Ni une ni deux, il change de voie. Nous sommes au début des années 2010, le changement climatique est dans tous les esprits.

Eau de vie
Benjamin Denjean Paysan Marin citation préférée
L'aile

Au gré du vent

Benjamin suit le mouvement et commence à travailler pour des projets éoliens, d’abord en France, puis en Afrique du Sud, et enfin depuis Pékin. Partout, il découvre la nécessité de concilier les perceptions des uns et des autres, de créer des ponts entre les personnes, entre les cultures et entre les visions.

Communiquer des projections, trouver des intérêts communs : voilà qui est fondamental ! Car la technique, lorsqu’on cherche à déployer des projets complexes, reste finalement au second plan : ce qui compte, c’est l’humain. Les gens. Le lien. Le réel. Et pour cela, Benjamin n’hésite pas à se mouiller les bottes.

Personnage préféré - Indiana Jones
Mer ou océan - océan
BD préférée - Astérix

Tout feu tout flamme

En Chine, Benjamin a tout à apprendre. Voilà qui tombe bien : il adore ça ! Il étudie le mandarin, travaille comme chercheur dans une université locale, s’investit dans un bar-restaurant français (avec un certain Tristan Macquet, que nous vous avons présenté dans un épisode précédent).

Puis sonne l’heure de rentrer en Europe, en partie pour un projet professionnel, en partie pour fonder une famille. La Chine lui reste dans le cœur, mais c’est à Marseille, près de la mer, qu’il pose ses valises. Avec une idée derrière la tête : créer.

Une goutte d’eau dans l’océan

L’entrepreneuriat le saisit : pour trouver des solutions, pour construire à plusieurs, pour donner vie à ses projets. Benjamin commence par Le Paysan Urbain, où il travaille sur l’alimentation et la restauration écologique en ville. Puis il cofonde Le Paysan Marin, et plus tard, Les Pieds Mouillés.

Il apprend (l’aquaculture), il construit (une communauté). Et toutes ses planètes s’alignent : la mer, la gestion de projet, la régénération des écosystèmes, la transmission… Pour Benjamin, la technologie doit avant tout trouver sa place dans la société. Et chacun peut agir : car il suffit souvent d’une goutte d’eau pour réparer le vivant.


©️ Marion Haug / Scribox – septembre 2026. Merci à Benjamin de s’être prêté au jeu de « Prête-toi ma plume » !

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