Prête-toi ma plume, vos portraits rédigés : épisode 72

Et si la mer était un grand voyage à elle toute seule ? C’est en tout cas la vision que s’en est forgée, dès son enfance, l’héroïne de ce nouvel épisode de « Prête-toi ma plume ». Aujourd’hui, nous vous emmenons sur une petite île de l’Atlantique Nord, à la découverte de Marie Jaubert-Sciboz et de sa carrière menée tambour (et cœur !) battant au rythme de la Grande Bleue.

Marie Sciboz hydrographe carte d'identité-

🌍 Elle voit le jour, et la mer, sur les rivages découpés de la Normandie.

Et elle a de qui tenir, puisque son père est un chercheur d’épaves reconnu dans le milieu, passionné d’aventures iodées et de trésors engloutis.

Bon sang ne saurait mentir ? Peut-être, mais les choses ne sont pas si simples ! De cette filiation, Marie prend l’amour de l’océan et surtout, l’idée que Neptune est avant tout un bon moyen de voir du pays. Le lointain, plus que les profondeurs : voilà ce qui l’attire. Quant à son orientation, c’est une évidence depuis toujours : Marie travaillera dans le domaine maritime.

Toutes voiles dehors

Dès le plus jeune âge, elle pratique régulièrement la voile. Et à l’adolescence, elle embarque sur un vieux gréement pour la Tall Ship Race. Elle passe un Bac scientifique, puis elle cherche des études aussi loin que possible de sa Normandie natale : non pas pour fuir, mais pour découvrir encore et toujours.

La voici à Nouméa, où elle s’inscrit assez in extremis dans un DEUST de géosciences marines. Elle passe deux ans en Nouvelle-Calédonie, le temps de découvrir sa vocation : naviguer ! Elle revient alors en France, valide une Licence à Caen et un Bachelor d’océanographie à l’INTECHMER de Cherbourg.

Du coup
Lecture préférée - roman
Couleur préférée - le rouge

Les enfants d’abord

Naviguer, quand on est une femme et que l’on souhaite construire une famille, cela demande un peu d’anticipation et d’organisation. Alors Marie anticipe, et accueille son premier enfant dès sa dernière année d’études, afin de pouvoir prendre la mer ensuite.

Une fois diplômée, elle embarque comme hydrographe sur les navires de Louis-Dreyfus Armateurs. Deux mois en mer, deux mois à terre : Marie gère… Elle fait ses armes, puis son deuxième fils en 2017, tout en continuant à naviguer dans le cadre de son travail.

Personnage préféré - Lancelot
Réseau social préféré - LinkedIn
Film préféré - Les Bronzés

En père peinard

C’est à cette période, pendant ses temps de repos à terre, qu’elle commence à s’intéresser de plus près à l’entreprise de son père : la recherche d’épaves, la cartographie, l’étude des fonds marins, etc. Elle jette un œil sur certains projets, s’intègre petit à petit, vit sa troisième grossesse…

Elle reprend d’abord la gérance de CERES, avant de racheter la société en 2020, avec un associé qui travaillait déjà avec son père. L’entrepreneuriat : voilà un sacré voyage ! Elle s’occupe de la représentation, de l’administratif, de la gestion. L’entreprise grandit, embauche, se développe notamment en matière d’hydrographie.

Viré de bord, viré de port

Marie met toute son énergie dans ses nouvelles fonctions, jusqu’à éprouver le besoin de ralentir un peu l’allure, de mieux profiter de sa petite famille. Avec son mari et ses enfants, elle s’installe alors à Saint-Pierre-et-Miquelon d’où elle continue à faire grandir l’entreprise tout en profitant de la nature et de la sérénité des lieux.

💙 Elle se recentre, elle se retrouve, et choisit au printemps 2026 de revendre ses parts de l’entreprise. Une décision pas évidente, mais qu’elle ne regrette pas une seconde ! Aujourd’hui, Marie prépare le prochain chapitre comme un nouveau voyage qu’elle attend avec impatience. 


©️ Marion Haug / Scribox – octobre 2026. Merci à Marie de s’être prêtée au jeu de « Prête-toi ma plume » !

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