Prête-toi ma plume, vos portraits rédigés : épisode 64

Sur la ligne de départ, notre invitée du jour n’avait rien de maritime. Ni dans son ADN, ni dans son vécu, ni dans ses loisirs… Pourtant, Corinne Copin consacre sa vie professionnelle à la Grande Bleue depuis de nombreuses années. Avec elle, pas de tambour ni de trompette, mais beaucoup de cœur et de simplicité pour porter un message aussi fort que sincère.

Corinne Copin médiatrice scientifique carte d'identité

🌊 Rien ne la prédestine à travailler pour la mer, à part quelques vacances en famille sur le littoral…

Une enfance dans les Deux-Sèvres, des parents 100% terriens et pas l’ombre d’un sport nautique : dans sa jeunesse, Corinne veut être professeure d’éducation physique. Mais elle rate le concours. Oups…

Que faire ? C’est au détour d’une discussion avec sa mère qu’elle réalise qu’elle se sent bien au bord de la mer. Mais sa connaissance du milieu marin s’arrête là : elle en aime le rythme, les vibrations, mais elle n’en maîtrise ni la géographie, ni les écosystèmes. Même Thalassa et le commandant Cousteau lui sont inconnus !

Premières expériences

Corinne aime la côte, le rivage, cet endroit où la terre et la mer s’entrecroisent. Alors après son Baccalauréat scientifique, elle part à Cherbourg pour étudier les sciences marines à INTECHMER. Et elle s’éclate à découvrir ce tout nouveau monde.

Elle passe quelque temps en Erasmus à Barcelone puis s’inscrit en DEA océanologie, météorologie et environnement à Paris. Au fil de ses études, différents stages lui permettent d’acquérir de l’expérience et de réaliser une chose : la recherche pure, ce n’est pas tellement son truc… Une thèse ? Très peu pour elle. Alors une fois diplômée, elle cherche du travail.

Texte
Corinne Copin médiatrice scientifique citation préférée-
Personnage préféré - Indiana Jones

Les récifs et le Rocher

Au bout de quelques mois, Corinne est embauchée au Centre Scientifique de Monaco. Elle rejoint une équipe qui se consacre au bouturage des coraux et surveille notamment l’alcalinité des eaux, aussi bien en laboratoire qu’en aquarium.

Elle y reste pendant deux ans. Et dans ce cadre, elle effectue sa toute première mission et part au sud du Japon, pour étudier les récifs coralliens et analyser leur cycle de carbone : ce qu’ils absorbent, ce qu’ils produisent. Dans ses lectures autant que dans son travail, Corinne a besoin de sens, de cohérence, pour comprendre le cycle de la vie.

Personnage préféré - Phoebe
Corinne Copin médiatrice scientifique mot préféré

Révélation(s)

Ensuite, elle rejoint le musée océanographique de Monaco où elle découvre les joies de l’accueil du public. Une vraie révélation ! Car jusqu’alors, elle pensait qu’on ne pouvait pas transmettre son savoir ailleurs que dans un laboratoire… Discussions, rencontres, ateliers : Corinne adore la médiation sous toutes ses formes.

Et elle en redemande ! Elle rejoint l’Institut océanographique de Paris (aujourd’hui Maison de l’Océan) où elle reste pendant vingt-huit ans. Elle travaille dans un petit musée pédagogique et jongle entre l’accueil des scolaires, les ateliers-découvertes, les évènements sur la pêche ou les métiers de la mer…

Vous avez un message

Elle devient responsable du musée, et son quotidien se teinte de management, de gestion d’équipe, de programmation d’expositions, de négociation de partenariats… Puis le musée ferme, et quelques années plus tard, Corinne ressent l’envie de prendre le large. De travailler autrement. De connecter les gens et les enjeux.

Elle crée son auto-entreprise, d’abord en parallèle d’un contrat, puis à 100%. Spécialisée dans la médiation scientifique liée aux océans, Corinne jongle entre les missions, entre les secteurs, entre les acteurs et anime notamment le collectif Génération Mer. Porte-voix, porte-foi, porte-joie : Corinne y croit ! Car il faut agir pour préserver l’océan. Vous avez compris le message ?


©️ Marion Haug / Scribox – mai 2026. Merci à Corinne de s’être prêtée au jeu de « Prête-toi ma plume » !

Verified by MonsterInsights